Depuis la communication de la direction du 13 mai sur Horizon, le trouble s’est installé dans l’esprit des salariés sur la conduite à tenir : demander le rachat de ses parts ou attendre janvier 2027 ?
Quelques gribouillis, des flèches, des émojis sur un tract plein de couleurs ne suffiront pas à vous éclairer : voici donc l’analyse de la CFDT :
Nous arrivons à l’échéance à laquelle tous les salariés vont pouvoir percevoir les fruits de leur investissement dans le FCPE HORIZON 1, ouvert fin 2021. Chacun pourra demander le rachat de ses parts jusqu’au 2 juillet pour la date de liquidation du 15 juillet.
Mais cette échéance se heurte à l’arrivée du nouvel actionnaire, qui n’en serait pas vraiment un puisque qu’il s’agirait de PAI, qui demande, et c’est classique, qu’un expert externe à Apave étudie la valorisation de notre entreprise. Il est possible que cette étude conclut à une valorisation supérieure à ce qu’elle était en date du 15 mai dernier.
Ceci pourrait avoir un impact non négligeable sur la valorisation du FCPE HORIZON, ce que notre gestionnaire, EQUALIS, dont le rôle est de défendre les intérêts des salariés, observe avec grande attention.
Si l’étude sur la réévaluation de la valeur de l’Apave conclut à une valorisation supérieure du FCPE HORIZON, EQUALIS pourrait suspendre la valeur liquidative de juillet et la reporter à janvier 2027. Ceci aurait pour effet immédiat de suspendre toutes les demandes de rachats des parts des salariés, y compris celles faites pour raison de déblocage anticipé.
Autre élément perturbateur au processus de rachat : EQUALIS sera également attentif au volume des demandes de rachat. Si nous sommes trop nombreux, la trésorerie d’Apave pourrait être mise à mal ce qui aurait un impact négatif sur la valeur liquidative d’HORIZON. Dans ce cas, EQUALIS pourrait limiter à 20% le montant des demandes de rachat.
Nous sommes donc aujourd’hui dans l’incertitude complète quant aux échéances pour les possibilités de rachats de nos parts HORIZON 1. Cela n'empêche pas, bien évidemment, de faire la demande, mais en prévoyant un plan B si vous avez un besoin pressant de liquidité.