EXPERTISE ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE

L'année 2024 affiche des résultats exceptionnels au-delà du budget préétabli !!
Le CA (Chiffre d’Affaires) 2024 avoisine 1,4 M€ et l’Ebitda (Marge Opérationnelle) à 152 M€ soit 11% du CA. A contrario, le budget ambitieux fixé pour 2025 ne sera pas atteint. Malgré tout, le CA devrait avoisiner 1,8 M€ mais l’Ebitda devrait légèrement baisser en termes de pourcentage du CA.
La croissance organique a permis le dépassement des objectifs et celle-ci est portée essentiellement par les entités historiques françaises regroupées autour d’AEF et AICF.
CROISSANCE EXTERNE

La politique de croissance externe a pris une autre dimension en décembre 2024 avec l’acquisition d’Iris NDT qui a depuis été rebaptisée Apave North America. La dette du groupe a cependant dû être refinancée pour cela et représente 2 fois l’Ebitda, ce qui demeure acceptable. La croissance externe devrait cependant ralentir en 2025.
Les résultats de plusieurs filiales à l’international ont de bons résultats comme Tecno Piemonte en Italie et Lonestar au Moyen-Orient mais d’autres sous-performent comme Baltic Control, Trainor et Systemics en Europe du nord, Numip en Slovénie et Apave Asie Pacific, de manière chronique.
Osac se redresse suite à sa réorganisation et les filiales françaises se maintiennent dans l’ensemble, excepté quelques-unes qui ont des difficultés comme Apave NDT, Oppida et APTH.
Les coûts informatiques augmentent et avoisinent désormais 50 M€ par an. A lui seul Héraclès aura coûté plus de 100 M€ depuis sa création et pour un résultat très mitigé !
Le plan de cession immobilier a pris du retard et se décale dans le temps.
Il y a lieu de reconnaître que la croissance qu’a généré le plan Boost 1 (en 5 ans) n’est en aucune mesure comparable avec l’ancien projet Alpha initié en 2011 (en 10 ans).
Mais la CFDT reste convaincue que le Gapave avait la capacité financière pour réaliser cette croissance externe sans faire appel à un investisseur.
La CFDT regrette par ailleurs que le montant de la RSP (Réserve Spéciale de Participation) ait été impactée à la baisse par la réorganisation immobilière, les “managements fees” (frais de gestion) et l'abondement du FCPE. Quant à l’intéressement, le mode de calcul mériterait d’être révisé pour être plus homogène.
En résumé, en additionnant la participation et l'intéressement pour chacun des salariés, on est loin d’atteindre un quatorzième salaire comme s’y était engagé Philippe Maillard lors de la présentation du plan Boost 1.
EXPERTISE POLITIQUE SOCIALE

L’emploi a progressé assez peu en 2024 pour arriver à 8750 (alternants inclus) pour l’UES (Union Economique et Sociale) et 14350 pour l’ensemble du groupe. Les effectifs de l’UES ne représentent plus que 60% de ceux du groupe.
L’ensemble des salariés d’Apave Diagnostic seront intégrés à AICF fin 2025.
La CFDT déplore le transfert des salariés de l’agence d’AEF Climat et Durabilité vers la start-up Karbonchain nouvellement acquise et souhaite que cette politique sociale menée à l’envers ne devienne pas la règle.
La part des femmes n’a pas progressé significativement en 2024 et reste faible dans les fonctions de production. Un travail de fond devra être poursuivi sur la transparence des rémunérations F/H pour compenser les écarts.
La proportion des salariés de plus de cinquante ans a progressé significativement.
Le taux des départs s’est stabilisé autour de 9% excepté chez Apave NDT où il monte à 20%.
La CFDT rappelle que la persistance d’un turn-over significatif engendre une perte significative du savoir-faire sur la durée.